Il n’y a toujours pas de ” procès” pour les prévenus dits de IRA.

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Ira 55Après le compromis d’hier pour une reprise sereine des travaux, les incidents se sont multipliés tout au long de la journée d’aujourd’hui. Spécifiquement entre les membres du collectif des avocats de la défense d’une part, et le parquet et les juges de l’autre.

Pour assurer la police d’une audience cacophonique où seules s’entendaient la voix du Président et celle du Procureur-accusateur ( eux seuls ayant droit à un micro!), le Président n’a pas hésité à donner la police, omniprésente, et dont certains membres ne se firent pas prier pour bousculer et insulter les avocats, devant des prévenus et un public médusés.

Cette violence inouïe entraîna immédiatement le retrait de séance des avocats, en montrant clairement dans quelle ambiance le pouvoir entendait mener son “affaire”, après la féroce répression policière de la veille contre leurs parents et amis. Après bien des conciliabules et promesses du Président du tribunal, l’audience reprît, pour se figer aussitôt sur un autre incident tout aussi significatif de l’atmosphère de ce “procès” aux allures d’un théâtre guignol.

En violation du code de procédure pénale, de façon ostentatoire, le Procureur a tenu à faire usage d’une “tablette” susceptible de filmer les débats, particulièrement les prévenus- que des procés verbaux de police douteux avaient déjà maltraité.  Malgré les rappels à l’ordre des avocats, les juges ont voulu laisser faire et autoriser ainsi toute sorte de dérives, y compris un usage abusif des échanges entre les parties. Devant la menace des avocats de se retirer, le Président du tribunal préféra lever la séance, en la renvoyant pour le lundi prochain. Journée blanche donc pour un procès noir d’incidents emblématiques de l’état catastrophique de notre justice.

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