Dialogue National : La Fin d’une partie…

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dialogue-inclusif-29sep2016 Le fameux dialogue entre le pouvoir et sa majorité d’une part, et d’autre part, une partie de l’opposition, des personnalités indépendantes et de gens surgis d’on ne sait d’où, devrait prendre fin ce jeudi (20 oct.), à 20h, au Palais des Congrès.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a donné, il y a trois semaines, le coup d’envoi de ces rencontres boycottées par le FNDU et le RFD, s’apprête à présider ce soir la fin de leurs travaux. La question du 3ème mandat, non inscrite à l’ordre du jour, a pourtant dominé tous les débats. Et tous les esprits.

Reportée à deux reprises, la clôture des travaux de la nouvelle édition du dialogue national, version Aziz, doit intervenir cette nuit, sans pour autant arriver à des résultats consensuels comme cela fut le cas lors de la première version du dialogue en 2011. Deux raisons justifieraient la précipitation de fin des travaux du présent dialogue.

Il y a la volonté de réduire à leur plus simple expression les conséquences de la rébellion du président Messaoud dont le parti a décidé de suspendre sa participation au dialogue. Celui-ci exige des excuses publiques du porte-parole du gouvernement par rapport à ses déclarations, jugées inacceptables, sur les articles de la Constitution limitant les mandats du président à deux.

Contrairement à son allié Boidjel Ould Homeïd, le président Messaoud n’a, semble-t-il, pas été rassuré sur la question après son audience avec le président Aziz. Reste à savoir si le leader haratine allait assister à la cérémonie de clôture des journées du dialogue et qu’est-ce que veut dire la décision prise par son parti de lui donner mandat pour prendre la position qu’il juge opportune par rapport à leur partenariat avec le pouvoir et par rapport aux conclusions du dialogue.

L’autre raison à la précipitation de la fin des travaux du dialogue est de couper l’herbe sous les pieds de l’opposition non dialoguiste qui s’apprête à marcher, le 29 octobre à Nouakchott, pour protester contre un tripatouillage de la constitution qui ouvrira la voie à un troisième mandat du président Aziz.

Cela est d’autant plus vraisemblable que la question du troisième mandat, qui a plané sur les travaux, du dialogue ne sera pas inscrite dans ses conclusions.

Des conclusions dominées par d’autres thèmes plus consensuelles tels que des élections législatives et municipales anticipées ou peut-être même la suppression du Sénat même si cette mesure suscite une grande colère au sein de la haute chambre, particulièrement chez les sénateurs de la majorité qui ont publié, mercredi, un communiqué dans lequel ils notent leur hostilité à l’actuel dialogue et mettent en garde contre le danger des modifications devenues fréquentes de la Constitution.

Selon des observateurs qui suivent de près les péripéties du dialogue et les objectifs réelles du pouvoir derrière toute cette mise en scène, le président Aziz est fortement taraudé par l’idée d’inclure la modification des articles qui limitent les candidatures à la présidence dans le référendum qu’il compterait organiser avant la fin de l’année…

Affaire à suivre

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