Hamdi Ould Mahjoub, “ennemi invétéré de la cause défendue par les abolitionnistes”.

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Hamdi Ould Mahjoub, aurait prouvé par son passé, fort de ses fonctions, qu’il est un ennemi invétéré de la cause défendue par les abolitionnistes

En marge d’un sit-in hebdomadaire organisé hier, lundi 14 avril 2013 devant les grilles de la Présidence de la République, l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA), par la voix de son Coordinateur régionale à Nouakchott, Issa Ould Alioune, s’est dit satisfait de la nomination de Sidi Maouloud Ould Brahim comme Secrétaire général de l’Agence nationale chargée de la lutte contre les séquelles de l’esclavage, de l’insertion et de la lutte contre la pauvreté. hamdi_ould_mahjoub

« Si Sidi Maouloud Ould Brahim est laissé à lui-même, sans être manipulé, il fera un bon travail au sein de l’institution », a déclaré Issa, qui craint cependant que cette nomination ne serve uniquement à la consommation internationale, malgré les mérites que son organisation reconnaît au nouveau Secrétaire général.

Mieux, Issa Ould Alioune qui fait partie des voix autorisées au sein d’IRA estime que Sidi Maouloud devait même être nommé président de l’Agence, car selon lui l’ancien ministre de la Communication, Hamdi Ould Mahjoub, aurait prouvé par son passé, fort de ses fonctions, qu’il est un ennemi invétéré de la cause défendue par les abolitionnistes.

Non seulement, il l’accuse d’avoir manipulé les médias nationaux lors de l’affaire d’Arafat en 2010 pour défendre une de ses proches impliquées dans des pratiques esclavagistes, mais il aurait même payé les correspondants locaux de chaînes étrangères pour les empêcher de couvrir les manifestations d’IRA.

A rappeler que le mouvement IRA que dirige Birame Ould Dah Ould Abeid s’est dit résolu à maintenir la pression sur le pouvoir, à travers l’organisation régulière de manifestations, pour dénoncer l’impunité dont jouissent les personnes impliquées dans des pratiques esclavagistes. Il s’agit selon lui d’individus formellement accusés par le parquet sur la base de cas réels et avérés de pratiques esclavagistes, emprisonnés puis libérés sans être jugés. Pour la seule année 2013, plusieurs prévenus d’actes esclavagistes auraient, selon IRA, bénéficié de l’impunité.

Il s’agit notamment des cas révélés à Guerrou, celle de la famille Ehel Legreïvy, la famille Ehel Ahmedou, la famille Ehel Bohdel, qui s’ajoutent à d’autres révélés en 2010 et en 2011. Parmi ces dizaines affaires clairement étudiées par les instances judiciaires du pays et reconnues comme actes passibles de la Loi de 2007 criminalisant les pratiques esclavagistes, seul le cas de Sidi et Yarg aurait abouti à des condamnations des maîtres à une peine de 2 ans de réclusion.

C’est pour dénoncer l’impunité dont jouissent les maîtres épinglés et fustiger le laxisme de l’autorité judiciaire que le mouvement IRA organise ainsi régulièrement, devant le ministère de la Justice ou les grilles de la présidence, des sit-in de protestation pour faire entendre sa voix.

C.A

Lauthentic

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