Grosse frayeur d’un village mauritanien après une fosse alerte au meurtre

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 Les populations du village de Niabina (380 km au Sud/Est de Nouakchott dans la vallée du fleuve) ont vécu 24 heures d’une grosse peur suite à un meurtre finalement imaginaire, la victime présumée ayant été retrouvée vivante à Nouakchott samedi soir.

Plusieurs ressortissants du village ont ainsi dénoncé le comportement des forces de sécurité accusées d’avoir encerclée et mis la localité « sous état de siège » suivant une théorie de la responsabilité collective en matière pénale.
Au cours du week-end (vendredi et samedi) la presse locale a évoqué la disparition depuis plusieurs jours d’un commerçant du nom de Mohamed Cheikh Ould N’Zil, alors qu’il détenait une forte somme.
Cet épisode est suivi de l’annonce de la mort du jeune homme, de l’ouverture d’une enquête pour un meurtre crapuleux dont le mobile serait l’argent et l’arrestation de plusieurs individus.

Samedi soir, le présumé mort est retrouvé à Nouakchott « sain et sauf » annonce le forum « CRDIEM » très fréquenté par les Mauritaniens de l’intérieur et de la diaspora. Les personnes placées en garde à vue ont été libérées.
Réagissant à cette nouvelle, Me Lô Gourmo Abdoul, vice-président de l’Union des Forces de Progrès (Ufp-opposition), professeur de droit et avocat, dénonce les méthodes des forces de sécurité, qui rappelle de mauvais souvenirs aux populations de la vallée du fleuve.
“Suite à la disparition d’un commerçant, des dizaines de membres des forces dites de sécurité ont totalement encerclé et occupé le village de Niabina, procédant à des arrestations dans un climat de peur collective au sein d’une population considérée comme globalement suspecte depuis 24 heures. Le disparu vient d’être retrouvé à Nouakchott sain et sauf, libre de ses mouvements, semble-t-il.
Cette situation intolérable rappelle la sombre période de l’occupation militaire de la vallée du fleuve et le climat de terreur instauré par le régime Ould Taya à la fin des années 80″
, a-t-il déploré.
Pendant la période référencée, un nombre encore indéterminés d’habitants de la vallée du fleuve ont disparu, victimes d’exécutions extra judiciaires, selon les Ong de défense des Droits humains.

Mauritanie Web

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