France-Mali : la «Françoifrique » décomplexée de Hollande

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Les Jihadistes d’Al Qaida refont surface au Nord du Mali où 19 parmi eux ont été tués cette semaine dans la région de Tombouctou lors d’une opération de l’armée française.Hollande_IBK
Ce regain de tension intervient quelques semaines après que la France aurait signé un accord de défense secret le 20 janvier dernier selon le quotidien français Le Monde. Pour les observateurs c’est la souveraineté du Mali qui prend un coup dur pour le premier anniversaire de l’opération Serval. Paris renforce ainsi sa tutelle militaire comme au bon vieux temps malgré la réduction de ses effectifs soit 1600 sur le territoire malien.

L’Elysée est passée à l’action cette semaine au Nord du Mali dans la région de Tombouctou. Une opération militaire rondement menée par les soldats français et qui a fait 19 morts côté des Jihadistes d’Al Qaida qui sont revenus en masse dans cette zone .

Un regain de tension qui confirme la déclaration de Paris en décembre dernier selon laquelle « La France agira selon ses besoins s’il s’agit officiellement de mieux échanger le renseignement. Cela n’ira pas jusqu’à informer au préalable les autorités maliennes des actions entreprises ».C’est clair. Bamako est sur la touche. La France peut intervenir à tout moment et n’importe où sur le territoire malien sans l’aval des autorités de Bamako.

L’opération Serval n’avait pas seulement comme objectif de bouter hors du Nord du Mali les terroristes islamistes mais également de reprendre la tutelle militaire sur l’armée malienne trop faible et incompétente pour dire son mot. Pour cela Paris aurait secrètement signé des accords de défense le 20 janvier avec Bamako selon le quotidien français Le Monde.

Une information qui suscite des interrogations sur la politique africaine de l’Elysée. Les journalistes indépendants en France et en Afrique, les organisations de société civile et même certains partis politiques maliens sont très inquiets et n’hésitent pas à parler de la recolonisation du Mali version décomplexée du président Hollande « la Françoifrique ».

Cette perte de souveraineté est cruelle pour IBK président élu seulement en août 2013 après des présidentielles encouragées par la France qui avait déjà comme ambition le retour d’un Etat avec des institutions démocratiques pour agir. C’est l’anniversaire de ce sauvetage in extremis ou opération Serval qui va servir de prétexte pour actionner le levier de la défense dont l’objectif est d’éviter le partage du contrôle de la situation avec les forces de la Minusma.

( Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation au Mali) au prix de bétonner un cadre de partenariat. Ce qui confère au libérateur « Papa Hollande » un statut de revenir comme au bon vieux temps. Incontestablement cette nouvelle situation relègue le Mali au rang d’un département français. Pour les observateurs le président français profite de la faiblesse de l’Etat malien au plan économique et politique pour renforcer sa tutelle sur l’armée malienne.

Cette façon de faire est d’une autre époque pour un gouvernement socialiste qui fait d’ailleurs fi à son parlement pour parvenir à ses desseins. Mais jusqu’à quand ? Le conflit malien n’est pas terminé. Les islamistes s’activent sur le front au Nord où ils réapparaissent de temps en temps par surprise et profitent de la confusion pour menacer la stabilité dans cette région qu’ils connaissent parfaitement et avec la collusion des touaregs de l’Azawad qui auraient même le soutien du Maroc.

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