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Contentieux électoraux en Guinée : Du pain rassis sur la planche pour la Cour constitutionnelle

GUINEE Elle qui a pris à la lettre les vices de procédure de la pétition de l’opposition réclamant un report de l’élection du 11 octobre, la voilà devant un fait accompli hideux. Mais, en mettant du bémol dans ce qui ne peut pas lui être reproché juridiquement et professionnellement, étant pleinement dans son rôle, même trop rigide à un moment sensible comme celui-ci…, il faut dire que cette opposition est coutumière de deux faits compulsifs, qui l’ont toujours conduite dans l’impasse : la précipitation dans tout à tue-tête et vouloir à la fois d’une chose et de son contraire à tous prix. Et à chaque fois, ses bévues ont engendré des menaces de troubles sociaux pour que le monde entier accourt au secours de la Guinée. Ne doit-elle pas changer désormais le fusil d’épaule ?

 

En attendant, c’est au tour de la Cour constitutionnelle d’être à l’index pour solder, éponger et régler ce contentieux carabiné que l’UFR, mais pas qu’elle, a déversé en tas sur la place publique, un contentieux dans lequel il est pratiquement impossible de couper l’avocat en deux, à moins que Albert Damantang ne trouve autant de griefs à mettre sur le compte de l’opposition pour équilibrer. Et même dans le cas échéant, c’est-à-dire, au cas où cela arrivait que le pouvoir ait autant à reprocher à l’opposition, c’est celle-ci qui sortirait avec le sourire et la jubilation, puisqu’elle a pu déjouer « le coup K.O » de certaines ardeurs incongrues mues par l’exagération et la désinvolture. La Cour constitutionnelle va-t-elle la débouter et récuser son recours, même en cas de vice de formulation ?

 

Mais que va-t-elle sortir comme verdict pour faire reprendre des couleurs à Sidya, à Kouyaté et à Cellou Dalein, sans trop forcer la main au pouvoir ?

 

Ceci étant, en attendant que la justice se déclare sur cette affaire, les leaders doivent continuer à prôner le calme. Ils doivent faire comprendre à leurs militants que la rue n’a plus rien à voir dans ce qui reste. La balle est désormais entre les mains de la Cour constitutionnelle.

 

Maintenant que la balle est partie, le lait est versé, la CENI est bien contente d’elle d’avoir été rattrapée dans sa précipitation et dans ses improvisations. Si elle ne risque pas de passer à la barre, il y aura sûrement des choses à dire sur sa future recomposition. Des rumeurs d’une CENI technique pour remplacer la CENI politique fait son chemin dans nombre de milieux. Espérons qu’une CENI technique dépouillée de membres des partis politique ne soit pas gangrenée à son tour par des partisans.

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Publié par sur fév 11 2013. Archivé sous Evènement, Faits divers. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article

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