Forum de l’Opposition: Pour reprendre l’Initiative

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confrence codLa Coordination de l’Opposition démocratique (COD), l’Alliance patriotique (AP), des personnalités indépendantes et des gens de la société civile travaillent, depuis quelque temps, pour l’organisation d’un forum ouvert à tout le monde afin de débattre des conditions de l’organisation de la future élection présidentielle.

L’idée, lancée au lendemain des élections municipales et Législatives, ne bénéficiait pas de l’unanimité au sein de la COD. Le Rassemblement des Forces démocratiques (RFD), le parti du président Ahmed Ould Daddah, était réticent par rapport à cette initiative dont les grands contours étaient encore flous. Aujourd’hui cette réticence ou réserve parait être levée.

D’ailleurs le siège du RFD a abrité les réunions de coordination pour l’organisation de ce forum. Déjà une commission technique a été mise en place. Elle comprend des représentants de la COD, de AP, Tawassoul, des personnalités indépendantes et de la société civile.

Au cours de sa première réunion, cette commission a pu débattre des thèmes proposés par les organisateurs et qui s’articulent particulièrement autour de la prochaine élection présidentielle et des conditions techniques et politique pour sa tenue dans un climat apaisé et consensuel.

Les participants à cette réunion n’étaient pas, parait-il, au même niveau d’information sur l’initiative, ce qui a provoqué une prolongation du débat et, surtout, a empêché l’entente sur la date de l’organisation du forum. La proposition initiale visait la tenue du conclave les 20 et 21 février. Un rendez-vous qui n’est plus tenable. Certains évoquent toutefois la date 29 février pour le lancement du forum. Une nouvelle réunion doit se tenir ce mercredi pour déterminer la date et les thèmes qui seront débattus, en plus des intervenants ou plutôt les parties chargées de présenter ces thèmes.

En attendant de voir les organisateurs préciser la date définitive de la tenue de leur forum, tout le monde s’interroge sur l’état de coma politique dans lequel est plongée l’opposition radicale et des retombées pour elle d’une telle initiative.

Il est vrai que la COD a brillé, ces derniers temps, par son absence sur la scène politique et beaucoup de commentateurs expliquent que cela par l’échec du mot d’ordre du boycott des élections législatives et municipales prônée par l’opposition. Une décision, soutient-on, qui n’a apporté à ses initiateurs que leur isolement par le pouvoir.

Cette jugement ne plait guère aux défenseurs du boycott qui persistent quant à la justesse de leur analyse, confirmée, soulignent-ils, tous les jours par le comportement ‘’anti- démocratique’’ du pouvoir.

Au-delà de ce débat loin d’être tranché, l’opposition cherche tout de même à reprendre du poil de la bête, se remettre en selle et bousculer les projets du pouvoir qui a, lui aussi, son propre agenda politique. Les deux camps se livrent donc à un véritable duel à distance dans lequel chacun affûte ses armes. C’est dans ce cadre que l’opposition essaie de prendre l’initiative en embarquant avec elle une partie de la société civile assez crédible aux yeux de nos partenaires occidentaux très intéressés à tout ce qui se rapporte à l’élection présidentielle.

Une échéance qui dépasse largement les enjeux locaux. Surtout que certains partenaires étrangers, et pas les moindres : l’Union européenne n’a que très peu appréciée les conditions d’organisations des dernières élections entachées, selon elle, par d’innombrables irrégularités. Est-ce cette position s’arrête seulement à la dénonciation ou est-elle appelée à évoluer vers un rappel à l’ordre plus musclé ?

Difficile à dire, mais il faut reconnaître que la COD est animé par un nouvel esprit d’ouverture et de pragmatisme qui est confirmé par la visite rendue par Ahmed Ould Daddah et une partie du staff de son parti au président de Tawassoul, Jamil Ould Mansour. Un parti jusqu’ici décrié au sein de l’opposition radicale après sa participation aux dernières élections au moment où tous ses pairs de la COD les avaient boycottées.

Mohamed Mahmoud Ould Targui

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