Fête de la liberté de la presse : nous resterons comme nous étions

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« Liberté d’information, droit de savoir ». C’est le thème choisi cette année pour commémorer la journée mondiale de la liberté de la presse. Au « Points Chauds », nous avons toujours fait de ce label, l’ossature de notre ligne rédactionnelle, malgré les exactions de tout type dont nous sommes victimes et venant même des fois de la direction de la presse écrite, destinées essentiellement de nous en écarter, alors qu’aucune publication crédible et professionnelle ne peut réellement s’en passer. En Mauritanie, la tutelle, les associations indépendantes de presse, le Bureau de l’Unesco à Rabat, et j’en passe pour ne citer que ces parties, ont commémoré en grandes pompes cette journée mondiale de la liberté de la presse.
Une occasion rare qui est célébrée chaque année dans les pays du monde, pour dresser l’état des lieux, faire le bilan, encourager les journaux modèles et exemplaires, conseiller les autres…
Mais, malheureusement, l’essentiel n’a pas été dit au cours de toutes les manifestations organisées à cet effet. Tous ont feint de ne pas y faire allusion. « Points Chauds » ne peut laisser passer une telle occasion sans interpeller les acteurs du quatrième pouvoir à plus de sens d’objectivité, de solidarité et de respect de l’autre.
Comment ne pas avoir aussi à l’œil ce grand et absolu mérite dont l’exclusivité revient à cette publication, en étant la première à avoir révélé l’existence d’un scandale financier, qui vient d’ailleurs d’être confirmé par la plus haute instance spécialisée d’inspection de l’Etat qu’est la Cour des comptes.
Oui il faut le dire, ce n’est pas donné à toute publication dans un pays ou, une simple visite, du chef d’état, à un établissement publique, est considérée comme étant un secret d’état .
La décision de la cour des comptes est venue, au moment où la presse nationale s’apprêtait à fêter la journée internationale de la liberté de la presse, ainsi comme si c’était un cadeau du bon Dieu a cette presse, qui n’arrive pas a se crédibilisée, et que cette décision à ramener une reconsidération et qui en avait grandement besoin.
Mais malheureusement, au niveau la presse , en relatant l’information relative a la sommation de sidi ould Salem par la cour des comptes , et a notre grande surprise, aucun journal n’a fait le fil back, sachant que l’histoire même remontre aux révélations faites par Points Chauds contre l’ancien directeur de la Socogim, qui n’avait rien trouvé de mieux que de poursuivre les responsables de la parution devant la justice, histoire d’intimider et de menacer les journalistes qui se plairaient à fourrer le nez là où il ne faut pas. Dès lors s’est ouverte une série de séances d’instruction du dossier à l’encontre de la direction du journal.
La presse, c’est tout d’abord des principes, des valeurs, de l’estime réciproque, de la solidarité et de la récompense, même orale. Si le journaliste ne présente pas ces qualités fondamentales, il ne peut en aucun cas se prévaloir être un homme ou une femme du métier.
« Points Chauds » n’a pas été le seul oublié de ses festivités, alors qu’il vient de prouver au grand jour et à la figure des jaloux, qu’il fait l’honneur des mauritaniens, en osant faire des révélations sur des aspects de la gestion publiques, toujours tus par d’autres, contre de petites corruptions.
Dommage que cette fête nationale de la liberté de la presse n’a bien exploitée pour interpeller vivement les autorités sur les problèmes auxquels est confronté la profession, qui sont d’ordre matériel, financier et même judiciaire. Pourquoi ne pas organiser d’autres manifestations sur la détention arbitraire (cas de Hanevi Ould Dehah), amendements exagérés (Ould Abeidna), travail crédible « Points Chauds ».. Faut-il alors toujours attendre chaque année pour se retrouver avec les mêmes discours qui n’annoncent point une issue du tunnel des médias dans le pays.

Moulay Najim

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