Etats-Unis: le président égyptien reçu à la Maison Blanche

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Semaine diplomatique chargée pour Donald Trump. Jeudi et vendredi le président des Etats-Unis recevra son homologue chinois Xi Jingping à Mar-a-Lago en Floride.

Mercredi, le roi Abdallah de Jordanie sera à la Maison Blanche, juste après le président égyptien al-Sissi qui est reçu ce lundi. Pour l’ancien général, c’est une sorte de réhabilitation après les années de mauvaises relations avec l’administration Obama.

Le général Sissi fait partie de ces chefs d’Etat étrangers qui attendaient avec impatience le départ de Barack Obama. Le président égyptien n’a pas été reçu à Washington par le président sortant, qui a même suspendu un temps les livraisons d’armes américaines au Caire. Une aide stratégique de 1,3 milliard par an, menacée par les démocrates qui mettaient en avant « des violations flagrantes des droits de l’homme ».

L’espoir du président Sissi est sans doute une plus grande indulgence de la part de Donald Trump sur ce dossier. Les deux hommes se sont déjà vus à New York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Trump avait alors décrit Sissi comme « un gars fantastique » et Sissi avait trouvé que Trump avait l’étoffe d’un « grand leader ». Des déclarations faites quand le candidat Trump était au plus bas dans les sondages.

La gestion autoritaire du président égyptien est appréciée par un Donald Trump qui le citait en exemple dans la lutte contre le terrorisme pendant la campagne électorale.

Mais au-delà des « bonnes ondes » entre les deux hommes, dont parle le porte-parole de la Maison Blanche, on ne sait pas ce qui peut concrètement ressortir de cette visite. On ignore si Donald Trump demandera au président égyptien en privé ce qu’il réclame en public : un engagement sonnant et trébuchant plus important dans la lutte contre le terrorisme.

La rencontre devrait en tout cas être dominée par la lutte contre l’Etat islamique et la stabilité du Proche-Orient. Deux sujets sur lesquels Le Caire et Washington sont en parfaite concordance depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. La question des droits de l’homme, chère à l’administration Obama, sera vraisemblablement mise en sourdine. Par ailleurs, et contrairement à Obama, Trump ne voit pas d’un bon œil la confrérie des Frères musulmans, ennemi juré du régime égyptien.

RFI

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