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Elections législatives et municipales : Messaoud se démarque de la CAP

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arton5364 123Contrairement à ses autres collègues de la Coalition pour une Alternance Pacifique (CAP) qui ont déclaré leur prédisposition à aller aux charbons des élections quelles que soient les conditions, Messaoud Ould Boulkheïr, président du parti Alliance Populaire Progressiste (APP) réclame des garanties de transparence avant d’y aller. En effet, le parti El Wiam de Boïdiel Ould Houmeit qui regroupe la plupart des anciens caciques de l’ex-PRDS (parti au pouvoir sous les vingt et une années de règne de Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya, renversé en 2005), ont en effet tôt déclaré leur participation aux prochaines consultations, se lançant même dans le choix des futurs candidats. C’est aussi le cas du parti Sawab d’obédience baath, même si son président Abdel Salem Ould Horma, se montre plus discret que Boïdiel Ould Houmeït, dont la longue cohabitation avec le pouvoir le prédispose moins à la fronde. Certes, il a fait partie des premiers contestataires de la campagne anti Aziz aux lendemains du renversement du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, mais il a tôt fait de quitter la Coordination de l’opposition démocratique, lui, Messaoud et Abdel Salem pour non entente sur le dialogue inclusif sans condition avec le régime.

 

Aujourd’hui, avec le recul et les engagements non toujours respectés du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, Messaoud semble plus lucide et plus clair dans ses principes. Malgré un supposé rapprochement avec le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, ponctué de complicités fortes et de ruptures brutales, Messaoud sait que le jeu politique est semé d’embûches et ne compte nullement sacrifier ses intérêts et ceux de son parti sur l’autel d’un quelconque esprit de conciliation. La position de son parti ayant été largement étayée dans un document publié aux lendemains d’un conclave le 17 août dernier, il a décidé de s’offrir quelques jours de vacances, loin des turpitudes de la Capitale et de son atmosphère politique astreignant ainsi que de son environnement social étouffant avec les dernières inondations.

Ainsi, Messaoud acceptera de participer aux prochaines élections si Mohamed Ould Abdel Aziz décide de respecter les engagements qu’il a donnés durant le « Liqâa Chaab » à Néma, à savoir la mise en place d’un Observatoire des élections, l’audit des registres de population et titres sécurisés ainsi que l’élargissement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) aux partis de la COD si ces derniers décident de prendre part aux scrutins envisagés. Or jusque-là, aucune de ses promesses n’ont été respectées selon ses partisans, hormis le recul de la date des élections du 12 août au 23 novembre 2013.

Ainsi, de toutes les formations de la CAP, APP de Messaoud reste la seule à ne pas faire aveuglément confiance à Mohamed Ould Abdel Aziz. Son reflex d’opposant endurci, qui n’a jamais flirté avec un quelconque pouvoir, le prédispose ainsi, mieux qu’El Wiam et Sawab, à prendre ses distances et à rester lucide. Cela d’autant il qu’en face, il sent que le pouvoir n’a pas toujours été aussi réglo dans ses engagements. La preuve, les clauses signées durant les accords de 2011 et non encore respectées, comme la neutralité de l’administration et de l’armée dans le jeu politique et le principe de non cumul de fonction, pour n’en citer que ceux-là.

Cette position avancée de l’APP intervient au moment où la COD ne parvient pas encore à déterminer sa position définitive par rapport aux élections. Après plusieurs semaines de conclave, elle vient de renvoyer encore aux calendes grecques sa réponse, prévue pourtant jeudi prochain, sous prétexte que ses leaders devront attendre le retour de Mohamed Ould Maouloud, président de l’UFP, parti en France pour des contrôles médicaux. Les principaux chefs de la COD s’étaient en effet réunis il y a deux jours pour dégager une position commune par rapport aux élections de novembre. La séance a été levée avec décision de trancher définitivement la question au cours de la réunion prévue le jeudi 12 septembre prochain. Mais le rendez-vous médical de Mohamed Ould Maouloud les a contraint à reporter leur verdict jusqu’à son retour prévu la semaine à venir. Il faut dire que les positions sont encore tranchées au sein de la COD avec une aile boycottiste amenée par le RFD d’Ahmed Ould Daddah et Mohamed Ould Maouloud et une aile participationniste où les observateurs classent volontiers le parti islamiste Tawassoul, dont le bureau exécutif aurait prôné la participation aux futurs scrutins.

 

l Authentique

 

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