Election présidentielle du 21 juin 2014 : L’onguent international glorifie Aziz et désavoue le FNDU

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Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement du monde et un bien grand nombre d’institutionsAziz internationales ont reconnu les résultats de l’élection présidentielle qui s’était déroulée en Mauritanie le 21 juin 2014, et qui a été consacrée par la victoire à plus de 81% des voix, du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Du coup, l’opposition boycottiste ainsi qu’une bonne partie de la société civile et des personnalités indépendantes réunies au sein du FNDU (Forum national pour la démocratie et l’unité) se trouve de plus en plus isolée, sinon désavouée par la realpolitik qui veut que les intérêts des Etats passent avant les principes sacro-saints.

Les Etats-Unis viennent de qualifier les élections présidentielles mauritaniennes du 21 juin dernier de « réussite », soulignant qu’ils vont travailler davantage avec le président élu Mohamed Ould Abdel Aziz, « pour le développement et la stabilisation de la région ». Avant eux, la France était passée par là, mais aussi la Russie, l’Union Européenne et une liste interminable de chefs d’états et de gouvernement du monde, ainsi qu’une pléthore d’organisations sous-régionales, régionales et internationales. Un plébiscite qui n’a d’égal que celui des 82% environ de voix qu’il a obtenus et qui lui offre un deuxième ticket gagnant pour une autre mandature.

La reconnaissance explicite des scrutins avait d’ailleurs commencé par les observateurs internationaux, ces éternels « blanchisseurs des élections africaines » selon l’expression dépitée d’un membre du FNDU, lesquels avaient attesté de la régularité des scrutins. Face à la reconnaissance internationale du président Mohamed Ould Abdel Aziz qui prépare d’ailleurs sa cérémonie de prestation de serment que son entourage cherche à rendre grandiose, le FNDU se retrouve peu ou prou coincé dans son coin du ring, boxeur esseulé et blessé. Ses leaders viennent de déclarer qu’ils ne reconnaissaient pas les résultats du scrutin présidentiel du 21 juin dernier ni la légitimité de Ould Abdel.Aziz.

Cette position aura, selon les observateurs, plusieurs conséquences sur la vie politique en Mauritanie. Partant du déni de droit que lui oppose ses partenaires politiques, devenus ses plus irréductibles adversaires, le régime pourrait se durcir davantage en refusant tout compromis et tout dialogue avec l’opposition, selon certains analystes. Ils trouvent même qu’il peut même aller jusqu’à la réciprocité en réfutant toute légitimité à une opposition non représentative, car absente du Parlement et des conseils municipaux, et de là, lui refuser toute activité politique.

Pire, le danger de l’inimitié politique peut aller jusqu’à compromettre toute perspective d’une alternance au pouvoir. Faute d’une forte relève politique, Mohamed Ould Abdel Aziz pourrait, selon cette analyse, s’imposer pour un troisième mandat, comme seule alternative contre l’arrivée au pouvoir des islamistes, du RFD ou de l’UFP. Conscients du danger inhérents aux rapports conflictuels qui existent aujourd’hui entre le pouvoir et l’opposition, certains observateurs trouvent dans l’urgence d’un dialogue politique, la solution à la bourrasque qui s’annonce.

JOB

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