Égypte : 78 adolescents pro-Morsi condamnés à de la prison ferme

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Des sympathisants de l’ex-président égyptien déchu Mohamed Morsi manifestent le 16 août 2013. Des sympathisants de l’ex-egypteprésident égyptien déchu Mohamed Morsi manifestent le 16 août 2013.

Soixante-dix-huit mineurs ont été condamnés mercredi en Égypte à des peines de 2 à 5 ans de prison parce qu’ils avaient manifesté pour réclamer le retour de l’ancien président islamiste, Mohamed Morsi.

Les peines continuent à tomber en Égypte contre les pro-Morsi. Et les mineurs ne font pas exception. Soixante-dix-huit garçons, âgés de 13 à 17 ans, ont été condamnés mercredi 26 novembre de 2 à 5 ans de prison pour “appartenance à une organisation terroriste” parce qu’ils avaient manifesté pour réclamer le retour de l’ex-président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l’armée en 2013.

Égypte : près de 700 pro-Morsi condamnés à mort

Le nouveau pouvoir égyptien est régulièrement accusé par les organisations internationales de bafouer les droits de l’homme depuis qu’une implacable et sanglante répression s’est abattue sur les partisans de Morsi. L’ONU a ainsi qualifié de “sans précédent dans l’histoire récente” la condamnation à mort de centaines de pro-Morsi dans des procès de masse expédiés en quelques minutes.

15 000 pro-Morsi emprisonnés

Les adolescents ont été condamnés en appel à des peines de 2 à 5 ans d’emprisonnement par un tribunal d’Alexandrie, dans le Nord, pour avoir participé à différentes manifestations ces trois derniers mois. “Les 78 mineurs, membres des Frères musulmans, avaient été arrêtés pour avoir participé à des manifestations à l’appel de cette organisation pour réclamer la chute du régime et avaient bloqué des routes et les transports, et effrayé des citoyens pacifiques”, a précisé l’agence de presse gouvernementale Mena.

Les Frères musulmans, dont est issu Mohamed Morsi, avaient remporté toutes les élections depuis la chute de Hosni Moubarak début 2011 à la suite d’une révolte populaire. Mohamed Morsi avait été élu président un an plus tard mais il avait été destitué et arrêté par l’armée le 3 juillet 2013, après les manifestations de millions d’Égyptiens réclamant son départ, lui reprochant de vouloir islamiser la société à marche forcée. Depuis, 1 400 de ses partisans ont été tués par la police et l’armée et plus de 15 000 autres ont été emprisonnés. Le nouveau pouvoir a décrété les Frères musulmans “organisation terroriste”.

(Avec AFP)

 

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