Ebola : le Liberia et le Nigeria déclarent un état d’urgence

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Le Liberiaebola et le Nigeria ont déclaré mercredi un état d’urgence en raison de l’épidémie d’Ebola, un virus meurtrier qui a tué plus de 900 personnes depuis le début de l’année dans des pays d’Afrique de l’Ouest.

“Le gouvernement et le peuple du Liberia demandent des mesures extraordinaires pour la survie de notre Etat et pour la protection de la vie de notre peuple”, a indiqué la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf dans un communiqué officiel. L’état d’urgence est entré en vigueur mercredi et durera 90 jours.

Le ministre nigérian de la Santé Onyebuchi Chukzu a indiqué que le monde entier est actuellement à risque, ajoutant que l’expérience du Nigeria a ouvert les yeux du monde sur la réalité de l’Ebola.

Le dernier déclenchement de l’épidémie d’Ebola, jusqu’ici le plus grave de l’histoire de cette maladie apparue il y a près de 40 ans, a tué 932 personnes et en a affecté 1.711 autres cette année dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest, à savoir la Guinée, le Liberia, le Nigeria et la Sierra Leone, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’OMS convoque également une réunion d’urgence afin de déterminer si l’épidémie constitue une urgence de santé publique de portée internationale et, si c’est le cas, de recommander les mesures appropriées pour contrôler la propagation du virus.

L’OMS a également annoncé mercredi qu’elle réunirait au début de la semaine prochaine un groupe d’experts en éthique médicale pour examiner l’utilisation d’un traitement expérimental américain pour lutter contre l’épidémie actuelle d’Ebola en Afrique de l’Ouest.

Le traitement, jamais testé auparavant sur des humains, a rapidement atténué les symptômes de deux Américains, Nancy Writebol et Kent Brantly, qui ont été infectés par le virus meurtrier en traitant des patients au Liberia.

Interrogé sur la possibilité d’envoyer ce traitement en Afrique, le président américain Barack Obama est toutefois resté prudent, ajoutant qu’il est “prématuré” de convoiter le médicament expérimental en Afrique de l’Ouest.

“Je pense que nous devons laisser la science nous guider. Et je ne pense pas que nous ayons toutes les informations nécessaires pour déterminer si ce médicament est efficace”, a indiqué M. Obama lors d’une conférence de presse à la fin d’un sommet de trois jours avec des dizaines de dirigeants africains.

Les autorités sanitaires américaines ont porté mercredi leur alerte sanitaire au niveau 1, soit le niveau le plus élevé, pour mieux répondre à l’épidémie d’Ebola, a indiqué Tom Skinner, porte-parole des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC, autorités sanitaires américaines).

Le virus Ebola se transmet par les sécrétions corporelles telles que les selles, l’urine, la salive et le sperme, et il peut tuer jusqu’à 90% des personnes infectées. Le taux de mortalité de l’épidémie en cours tourne autour de 60%.

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