Diplomatie : Mohamed Ould Abdel Aziz pulvérise le mythe du Maroc en Mauritanie

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Mohamed-VI-Marzouki-TunisLe Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz est incontestablement le premier dirigeant mauritanien qui montre son mépris à la Monarchie marocaine, à s’opposer publiquement à sa politique étrangère, avec son maintien au pouvoir pour deux mandats, mettant fin au mythe de la mainmise marocaine sur les décisions mauritaniennes ; rapporte le site Arabophone Zahraa.info.

Fin 2014 intervient pour offrir au Président mauritanien le début d’un nouveau mandat de gouvernance sans relation diplomatique aucune avec le Royaume marocain, bien que Rabat ait tenté d’infiltrer la sécurité mauritanienne à travers un employé subalterne, agissant en sa qualité de correspondant de l’agence d’information marocaine, avant qu’il ne soit expulsé par le gouvernement mauritanien immédiatement et sans aucune forme de procès.

Ould Abdel Aziz a tenté, à la veille de son arrivée au pouvoir à l’occasion du coup d’Etat militaire de 2008, de mettre à profit l’insatisfaction marocaine vis-à-vis du Président évincé, mais les ambitions du Jeune Roi Mohamed VI, avait conduit l’actuel Président mauritanien a muté son premier Ambassadeur Cheikh El Avia Ould Mohamed Khouna en Tunisie, avant de nommer par la suite Mohamed Ould Maaouiya, Ambassadeur de la Mauritanie à Rabat, en prélude d’une décision officielle portant sur la désertion future de la Chancellerie, puisque le dernier devait faire valoir ses droits à la retraite incessamment. Avec la poursuite du Maroc de ses politiques hostiles à la Mauritanie et le lancement de son candidat pour rivaliser le candidat de Nouakchott au siège Afrique à l’ONU en 2013, le Président a décidé de vider l’ambassade mauritanienne de toute représentativité probante, en nommant le chargé d’affaires Ambassadeur dans le Mali voisin, sans lui désigner un successeur ou se souvenir de la vacance du poste d’Ambassadeur! Le Président effectue aujourd’hui le premier remaniement ministériel depuis sa réélection pour un nouveau mandat, sans que ce changement soit porteur d’un message positif à l’endroit du Maroc et sans que le Chef d’Etat revoit ses calculs diplomatiques envers un Etat demeuré jusqu’à une date récente, maître dans les plus importantes décisions souveraines de la Mauritanie, imposant son agenda dans le cadre de visées expansionnistes, restées constantes malgré de longues années d’indépendance de la France et en dépit des efforts de bon voisinage que la majorité des dirigeants du pays ont tenté d’instaurer.

Rapid

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