Démocratie en Afrique : Barack Obama et les Etats-Unis, enfin défenseurs des constitutions ?

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La réélection le 06 novembre 2012 du président américain Barack Obama, n’avait pas suscité d’euphories dans les milieux populaires africains, comme cela avait été le cas en 2008 lors de sa première élection.obama USA

Pour cause, la déception des peuples africains de constater que, malgré le discours de juillet 2009 à Accra, du “prix Nobel de la paix 2009”, la première puissance du monde, assistait à l’oppression des peuples faibles par des dictateurs qui se croient forts.

Ce sentiment d’abandon des peuples opprimés par les Etats-Unis, pris de l’ampleur le 22 janvier 2014 après l’annonce d’un prochain « sommet Etats-Unis – Afrique », qui devrait se tenir en août 2014. Un faux espoir pour les dictateurs africains qui voyaient de ce sommet, une occasion de changer l’avis du prix Nobel de la paix, Barack Obama qui depuis son premier mandat n’a cessé de mépriser des dictateurs.

Ces sentiments de désespoir pour les peuples et de faux espoir pour les dictateurs, ont finalement changé de trajectoire en janvier dernier lorsque Russ Feingold, l’envoyé spécial américain dans la région des Grands Lacs, a dit « encouragé » les présidents africains à « respecter les mandats qui leur ont été assignés »;  liant ainsi les actes aux paroles du président Barack Obama qui déclarait en juillet 2009 à Accra : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts. Elle a besoin d’institutions fortes ».

Comme pour réaffirmer cette exigence du président américain, le 08 avril dernier, l’ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations Unies, Samantha Power, déclarait à Bujumbura après un entretien avec le président burundais Pierre Nkurunziza : « Nous encourageons le respect de la Constitution et de l’État de droit ».

D’après plusieurs sources, Washington du cousin Barack Obama, aurait fait passé le même message de fermeté au dictateur congolais Denis Sassou Nguesso et aux autorités burkinabé.

Il est donc clair que le cousin, veut vraiment donner la juste valeur à son prix, « le Nobel pour la paix ».

Sauf que, l’action pour la paix et au service des peuples opprimés du prix Nobel de la paix, est entravée par le vieux continent qui priorise ses intérêts matériels et non humains, l’Europe.

Selon certaines sources dont “Jeune Afrique”, les européens qui venaient d’organiser, il y a quelques semaines, un spectacle désolant avec des dirigeants d’un continent dont plus de 90% sont dictateurs et oppresseurs, ne verraient pas les choses de la même façon. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal, aurait même dit qu’ils n’ont pas à se prononcer sur tel ou tel pays et se fieront au jugement de l’Union africaine qui serait, selon lui, la gardienne des principes démocratiques. Quelle méchanceté ! Quelle irresponsabilité !

La France de François Hollande et sa diplomatie menée par Laurent Fabius font semblant et disent faire confiance à l’Union africaine. Lorsque leurs intérêts seront menacés demain, ils diront vouloir arrêter des massacres causés par des africains irresponsables. Le jour viendra que ces peuples sauront dire « Non » et sauront faire le « choix » de vrais amis qui les auront accompagnés dans cette lutte pour la liberté et la démocratie.

Tenant compte de l’intransigeance des Etats-Unis et de son président à « exiger » des dictateurs africain, « le respect de leurs propres constitutions », la détermination du peuple congolais à « obtenir » la fin de la dictature et l’entêtement du général Denis Sassou Nguesso à vouloir « modifier » la constitution du 22 janvier 2002, le Noyau politique du MCCD, la Voix du Peuple Libre, invite tous les combattants pour la liberté de se joindre à lui, et d’adresser des correspondances de remerciements et de demande de soutien aux autorités américaines.

Denis Sassou Nguesso dont selon nos sources, serait en train de péter les plombs, doit être discrédité à tous les niveaux et surtout auprès de tous ceux des amis du Congo qui témoignent leur amitié à son peuple.

Il ne serait pas exclu au vu de ces événements que le dictateur Denis Sassou Nguesso compte parmi des abonnés absents du sommet Etats-Unis – Afrique d’Août 2014.

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