COP22: L’Agriculture Africaine : Concertations sur les Capacités d’Adaptation

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Le Royaume du Maroc, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et leurs partenaires intensifient l’action climatique dans le domaine de l’agriculture par le biais de trois nouvelles initiatives: Adaptation de l’Agriculture Africaine (AAA), le Cadre mondial sur la pénurie d’eau et le Pacte de Milan sur les politiques alimentaires urbaines. Ces initiative, lancées lors de l’événement dédié à l’agriculture et la sécurité alimentaire de la conférence climat de Marrakech, devraient permettre aux petits agriculteurs de renforcer leurs capacités d’adaptation, aux citoyens urbains d’atténuer les impacts du changement climatique et aux pays de remplir leurs engagements en matière de climat.aaa

Cet événement d’action s’inscrit dans le cadre du Programme d’action mondiale pour le climat, mené par la France et le Maroc, afin de stimuler les efforts concertés des secteurs public et privé visant à réduire les émissions rapidement, à aider les pays vulnérables à s’adapter aux changements climatiques et à construire un avenir durable.

Le continent africain, demeure, en dépit, de la désertification sévit dans de nombreux de ses Etats membres, notamment dans la partie septentrionale, fortement affecté une économie agricole inadaptée, pour un potentiel naturel immense.

Cette inadéquation a conduit des organisations internationales à examiner et identifier les meilleurs moyens pour corriger ces disfonctionnements et optimiser les chances du développement soutenue par le secteur agricole, en renforçant les capacités d’acclimatation des cultivateurs, dans un continent toujours fragile face aux changements climatiques.

C’est sans doute dans l’optique de cette orientation, que le Royaume du Maroc, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et leurs partenaires ont juré de relever ce défi en s’investissant dans l’action climatique dans le domaine de l’agriculture.

Pour ce faire, trois nouvelles initiatives s’offrent. Il s’agit de l’Adaptation de l’Agriculture Africaine (AAA), du Cadre mondial sur la pénurie d’eau et du Pacte de Milan sur les politiques alimentaires urbaines.

A la grande satisfaction des petits agriculteurs africains, dont les défis ont été mis en exergue à l’occasion de la COPP 22 organisée au Maroc, l’action climatique sera décortiquée au millimètre et optimisée afin que leurs efforts ne soient jamais et soient couronnés de fruits, grâce au renforcement de leurs capacités et à leur acquisition des techniques leur permettent de mettre leur production à l’abri des aléas et des intempéries.

Cette option bénéficiaire également aux populations des centres urbains ainsi qu’aux pays, qui pourront respectivement ; grâce à cet outillage, contrer les impacts du changement climatique et se conformer aux normes internationales en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

La plupart des pays considèrent l’agriculture comme une priorité d’adaptation ou d’atténuation pour aider à limiter l’augmentation de la température mondiale, conformément à l’Accord de Paris.

Quatre-vingt-quinze pour cent ont inclus le secteur dans leurs contributions prévues déterminées au niveau national (INDC, selon le sigle en anglais). Des pratiques telles que l’utilisation de variétés de cultures résistantes à l’azote et tolérantes à la chaleur, l’amélioration de la récolte de l’eau, aucun labour et une gestion durable des sols amènent à améliorer la sécurité alimentaire ainsi que la résilience au changement climatique.

A propos des trois initiatives précitées, rappelons que AAA vise à renforcer la résilience des agriculteurs africains en promouvant une gestion durable des sols, une meilleure gestion de l’eau et une gestion des risques en même temps qu’un développement personnalisé des capacités, de politiques et de mécanismes de financement. Les bénéfices pour l’adaptation résultant d’une utilisation accrue des fonds climatiques et des projets agricoles devraient avoir des incidences positives à l’échelle mondiale.

L’initiative de la FAO cherche quant à elle à identifier les actions prioritaires et à stimuler les innovations pour l’adaptation agricole aux conditions de pénurie d’eau, qui augmentent en intensité et en fréquence du fait du changement climatique.

L’événement sur l’agriculture et la sécurité alimentaire comprend des séances de dialogue axées sur les thèmes prioritaires visant à intégrer la résilience au changement climatique dans l’agriculture :

  1. i) les approches écosystémiques pour une résilience accrue,
  2. ii) l’intégration au sein du paysage et de la chaîne de valeur,

iii)                 la gestion de l’eau,

  1. iv) la finance climatique.

Des intervenants de toutes catégories – des gouvernements, d’organisations intergouvernementales, d’entreprises et de la société civile – sont ainsi rassemblés afin de se pencher sur les mesures qui pourraient faciliter la transition et les investissements dans une agriculture durable, résistante au climat et plus productive.

Lors de la clôture de la conférence annuelle de la CCNUCC, l’agriculture est mise en avant comme un domaine clé de l’action climat pour traiter plusieurs défis mondiaux, tels que le développement socio-économique, la sécurité alimentaire, l’égalité des sexes ou la gestion durable des ressources naturelles.

Enfin, le Cadre mondial sur la pénurie d’eau soutient les pays à intégrer le changement climatique et l’utilisation durable de l’eau à leurs politiques agricoles et au dialogue intersectoriel, à mettre en œuvre leurs contributions déterminées au niveau national (NDC selon le sigle en anglais), à améliorer le développement des capacités sur les connexions étroites entre le climat, l’eau, la nourriture et l’énergie-eau, et au partage des expériences avec d’autres pays.

Moulaye Najim Envoyé Spécial  Marrakech

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