Communication : Un million Usd au Financial Times pour soigner l’image de Ould Abdelaziz!

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Un million Usd, c’est le pactole payé rubis sur ongle au Financial Times pour améliorer l’image du président Aziz, a appris « mauriweb.info» auprès d’une source interne à la Snim qui préfère garder l’anonymat. Aziz2
Le montant a été payé, selon la même source, par transfert sur les comptes de la Société nationale industrielle et minière (Snim-Sem). Nous avons pris contact, à ce sujet –et depuis quelques jours maintenant- avec à nos confrères du Financial Times. Ils n’ont pas encore réagi à cette information.

Selon cette source, plusieurs médias occidentaux sont chèrement payés par l’Etat ; officiellement dans l’objectif de « promouvoir les potentialités économiques du pays mais en vérité, il s’agit surtout d’opérations de communication pour soigner l’image du président Aziz, …

—par ailleurs président de l’Ua, à la veille de rendez-vous importants comme la future élection présidentielle ou encore la rencontre avec le président Obama» précise la même source.

Pour ce cadre de la Snim « révolté par ces pratiques douteuses », « les médias occidentaux sont des vautours qui se rabattent sur le gouvernement. Ce dernier qui a mauvaise presse ne lésine pas sur l’argent public et il distribue à tour de bras. Les médias occidentaux savent pourtant que cet argent est d’abord celui des populations pauvres».

En tout cas, Les superlatifs n’ont pas manqué à nos confrères du prestigieux tabloïd économique Financial Times (www.ft.com/intl/reports/mauritania) pour vanter, le 9 avril 2014, date de la parution de l’édition spéciale sur la Mauritanie, les mérites du président Aziz. Le moment s’y prêtait aussi puisque c’était la veille de sa déclaration de candidature à l’élection présidentielle pour un nouveau mandat de 5 ans.

En tout et pour tout, 8 articles plus une vidéo de mauvaise qualité ont été produits par le Financial Times. C’est notre consœur Katherina Manson, correspondante du Financial Times en Afrique de l’Ouest, qui a été chargé d’accoucher ces articles destinés à «booster» l’image du pays.

Une « opération de charme » et un lifting qui interviennent après quelques articles acerbes par le même média sur le recrutement de terroristes en Mauritanie.

Pour une seule édition et à ce prix d’un million Usd, le Financial Times engrange ainsi, en une seule opération, deux fois plus que la subvention annuelle accordée par le régime de Ould Abdelaziz à tous les médias mauritaniens. «Le fond d’aide de l’Etat à l’ensemble de la presse mauritanienne (journaux, sites électroniques, radios, tv et imprimerie), bien en dessous de ce montant, montre par ailleurs le mépris du pouvoir à l’égard de la presse nationale » maugrée la même source.

« Combien de choses auraient pu être faites avec ce million Usd » se demande ironiquement notre source pour étaler les moyens faramineux ainsi dépensés pour lifter l’image du président au détriment des populations pauvres du pays. Pour ce cadre de la Snim, cette dernière s’est transformé en une tire-lire où le Pouvoir puise désormais à volonté.

Cette opération, apprend-on enfin, avait été tentée et refusée aux envoyés de Financial Times en 2008 sous l’ère de Sidioca destitué à l’époque par le général Aziz sous prétexte de « dilapidation de deniers publics».

mauriweb

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