Avion disparu de la Malaysia Airlines : deux objets repérés, un navire sur place

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les-images-australiennes-prises-par-satellite-montrant-des_1689933_800x591pLes images australiennes prises par satellite montrant des objets dans le Sud de l’Océan indien© Photo AFP Australian Defence

L’Australie a détecté deux objets dans le sud de l’Océan indien, dont l’un fait 24 mètres. Les autorités doivent se rendre sur place pour vérifier cette nouvelle piste. Le point sur l’enquête

L ‘enquête entre dans son treizième jour, les éléments connus avec certitude sont rares, parfois contradictoires, et suscitent la sidération chez les proches des victimes.

 

Ce jeudi, de nouveaux éléments sont venus relancer l’enquête. L’Australie vient en effet d’annoncer la détection de deux “objets” dans le sud de l’océan Indien. Le point sur cette nouvelle piste et sur les différents éléments de l’enquête.

  • Deux objets repérés par des satellites australiens

A chaque jour, une nouvelle piste. Mais celle-ci est “probablement la meilleure que nous ayons pour le moment”, a indiqué jeudi matin un responsable de l’Autorité australienne de sécurité maritime (AMSA), John Young, lors d’une conférence de presse.

L’Australie a annoncé ce jeudi la la détection de deux “objets” dans le sud de l’océan Indien. “Les objets sont relativement flous. Ce sont des objets d’une taille certaine, probablement dans l’eau, plongeant sous la surface et remontant” par intermittence”, a précisé John Young. “Le plus grand (des deux objets, NDLR) ferait 24 mètres. L’autre est plus petit”.

Les photos ont en effet été prises dimanche ce qui signifie que les “objets” ont pu dériver depuis. Pour le ministre australien de la Défense, David Johnston, c’est un “cauchemar logistique”.

“Nous sommes dans une région parmi les plus isolées de la planète. En fait, on peut difficilement faire plus isolé”, a-t-il dit à la télévision australienne.

Cette région est située dans le sud de l’océan Indien, à 2.500 km au sud-ouest de la ville australienne de Perth (ouest) et les conditions météo étaient très défavorables jeudi avec une faible visibilité qui limitait l’utilité des rotations aériennes. 

Une piste jugée crédible par les autorités malaisiennes, alors qu’un navire norvégien, le St Petersburg, est arrivé jeudi dans cette zone de l’océan Indien, pour tenter de repérer les fameux débris. 

  • Pas de passager suspect

L’enquête sur les 239 passagers n’a pour l’heure rien révélé de suspect. “Nous avons reçu les (résultats des) vérifications effectuées sur le profil passagers par tous les pays à l’exception de l’Ukraine et de la Russie (deux Ukrainiens et un Russe se trouvaient à bord de l’avion, ndlr)”, a indiqué mercredi le ministre malaisien des Transports et de la Défense, Hishammuddin Hussein. “Pour le moment, aucune information significative sur les passagers n’a été trouvée”.

Selon Interpol, les deux passagers qui avaient embarqué avec des passeports volés en Thaïlande sont probablement des clandestins qui comptaient se rendre en Europe via Pékin.

  • Les deux pilotes au centre de l’enquête

Leur domicile a été fouillé, leurs proches entendus par les enquêteurs. Les investigations se sont concentrées sur le profil du commandant de bord, Zaharie Ahmad Shah, 53 ans, et son “officier pilote de ligne” (OPL, copilote), Fariq Abdul Hamid, 27 ans. 

“Données effacées” du simulateur de vol du pilote  

Mais ni l’examen du passé des pilotes – qui n’avaient pas demandé à travailler ensemble sur ce vol-, ni l’audition de leur entourage n’ont pour l’instant permis de les impliquer. Seul un témoignage est venu ternir l’image de Fariq Abdul Hamid, fiancé à une jeune femme qu’il a rencontrée il y a 9 ans. Une Sud-Africaine dit avoir été invitée à le rejoindre dans le cockpit lors d’un vol reliant la Thaïlande à Kuala Lumpur en 2011, une démarche contraire aux règlements depuis les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis.

Lors des perquisitions, les policiers avaient saisi chez  Zaharie Ahmad Shah, un simulateur de vol, objet commun chez les passionnés d’aviation. Mais, élément nouveau ce mercredi, selon le ministre malaisien des Transports et de la Défense, “des données ont été effacées du simulateur et des experts tentent de les récupérer”.

  • “Eh bien bonne nuit”

Trente-huit minutes après le décollage, le contrôle aérien enregistrait la dernière communication orale émise depuis le poste de pilote à son intention : “Eh bien, bonne nuit”. 

Ces quelques mots en anglais énoncés de façon détendue selon les autorités malaisiennes, venaient en réponse aux contrôleurs annonçant à l’équipage que l’avion s’apprêtait à quitter l’espace aérien malaisien.

“Un acte délibéré”  

“Les investigations préliminaires suggèrent que c’est le copilote qui parlait”, a affirmé lundi soir le PDG de Malaysia Airlines, Ahmad Jauhari Yahya, lors d’une conférence de presse. Cette information pourrait se révéler capitale pour établir qui contrôlait l’appareil au moment où il a disparu des écrans radars civils suite à ce que les autorités malaisiennes ont qualifié d'”acte délibéré”. 

“Acte délibéré” car selon les spécialistes, la désactivation du système ACARS (Aircraft Communication Addressing And Reporting System) qui permet d’échanger des informations entre l’appareil en vol et le centre opérationnel d’une compagnie aérienne, ne peut être que le fait du pilote ou d’une personne initiée.

  • Changement de cap 

L’avion a décollé de Kuala Lumpur vendredi 7 mars mars à 00h41 (17H41 heure française). Il a disparu des écrans radars environ une heure plus tard.

Les données recueillies depuis lors permettent d’affirmer qu’il a changé de cap à mi-chemin entre la Malaisie et le Vietnam et continué de voler pendant près de sept heures. 

Des enquêteurs américains cités par le New York Times avancent que ce changement de cap n’a pas été effectué manuellement, mais via un code informatique vraisemblablement programmé par une personne dans le cockpit grâce au système de gestion de vol (FMS), logiciel utilisé par les pilotes. 

  • La Thaïlande a détecté “un appareil non identifié”

Mercredi, la Thaïlande a indiqué avoir repéré un “appareil non identifié” changeant plusieurs fois de direction en examinant les données radars du moment où le vol MH370 de Malaysia Airlines a perdu le contact avec le contrôle aérien. Ils ont montré que le samedi 8 mars “à 00h28, six minutes après la disparition du vol MH370, un appareil non identifié volait dans une direction sud-ouest”, à l’opposé de la direction prévue du Boeing 777 effectuant la liaison Kuala Lumpur-Pékin, explique un porte-parole de l’armée de l’air.

Cet horaire semble correspondre à la dernière transmission du transpondeur du vol MH370 (01H21 heure malaisienne, 00H21 heure thaïlandaise), quelque part entre la côte orientale de la Malaisie et le sud du Vietnam.

Le signal, qui “n’était pas clair et n’arrêtait pas de s’interrompre”, a alors disparu, a-t-il encore indiqué, précisant que les informations avaient été transmises à Kuala Lumpur.

 

sudouest.fr

 

 

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