Assassinat de Khashoggi: «Aucun doute» sur l’implication du prince héritier, selon des sénateurs américains

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on print

 Rare moment d’union entre les démocrates et les républicains. Après avoir été briefés par la CIA, plusieurs sénateurs américains ont affirmé mardi n’avoir « aucun »doute sur le fait que le prince héritier saoudien avait « ordonné » le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. 

Cette position contredit directement le président américain Donald Trump, qui a déclaré publiquement que le service de renseignement n’avait « rien trouvé d’absolument certain ».

« Je n’ai aucun doute sur le fait que le prince héritier » saoudien Mohammed ben Salmane « a ordonné le meurtre et a été maintenu au courant de la situation tout le long », a déclaré à des journalistes Bob Corker, après la réunion avec Gina Haspel, directrice de la CIA. « Laisser la situation en l’état permettrait à quelqu’un comme MBS », initiales du prince saoudien, « de continuer en toute impunité », a tonné Bob Corker.

« Une scie fumante »

Alors que le secrétaire d’Etat américain affirme qu’il n’y a pas de « preuve irréfutable » liant le prince héritier au meurtre, le sénateur républicain Lindsay Graham a ironisé : « Il n’y a pas de pistolet encore fumant mais il y a une scie fumante. » Ce jeu de mots sur l’expression idiomatique « smoking gun » fait référence à la scie qui aurait été utilisée pour découper le cadavre du journaliste, selon la Turquie. Selon Graham, il faudrait être « volontairement aveugle » pour ignorer les preuves.

Les élus n’ont pas donné de détails sur les preuves apportées par la CIA. Mais selon le New York Times, l’agence a notamment intercepté onze SMS échangés entre le prince héritier et son conseiller Saud al-Qahtani au moment où se déroulait le meurtre. Qahtani est l’un des hauts responsables saoudiens limogés et accusés par Riyad d’avoir supervisé le raid.

Actualités connexes