Afrique du Sud: célébration de la journée de la Réconciliation

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2014-12-04T181317Z_1999374376_GM1EAC5063901_RTRMADP_3_SAFRICA-MANDELA_0En Afrique du Sud, la journée de la Réconciliation est un jour férié pour commémorer les relations entre sud-africains de races différentes. A cette occasion, le président Jacob Zuma a appelé tout les Sud-Africains à perpétuer l’héritage de l’ancien président Nelson Mandela et à vivre en harmonie. Pourtant, vingt ans après la fin de l’apartheid, une étude parue, il y a quelques jours, montre que le désir pour une Afrique du Sud unie est en baisse parmi la population.

Seul un quart des Sud-Africains admet fréquenter régulièrement, en dehors du travail, des personnes d’une couleur différente. C’est ce que montre une étude de l’Institut pour la Justice et la Réconciliation, un baromètre, en quelque sorte, qui mesure la réconciliation nationale.

Par exemple en 2003, une personne sur dix fréquentait régulièrement des gens de couleur différente. Dix ans plus tard, le chiffre à est passé à 2,4 personnes sur 10. Cette lente progression se fait surtout au sein des classes sociales les plus aisées.

Parmi les classes plus défavorisées, le chiffre est d’une personne sur dix, alors que parmi les Sud-Africains les plus riches, c’est presque une personne sur cinq.

Pour Kim Vale, responsable de l’étude, l’Afrique du Sud est encore très divisée socialement et géographiquement.

« Le niveau d’échange entre personnes de races différentes dépend plus de la classe sociale que de la couleur. Certaines classes favorisent un meilleur échange ou une meilleure communication que d’autres dans le cadre du travail, ce qui permet une plus grande mixité dans des espaces réservés ou qui étaient réservés aux Blancs », a-t-il expliqué.

Autre statistique intéressante, celle concernant l’intérêt pour la culture d’autrui. Chez les Sud-Africains blancs, cet intérêt est passé de 15% des personnes interrogées en 2003 à un peu plus de 10 % en 2013. Parmi les Sud-Africains noirs, l’intérêt est également en baisse. Il est passé de 30% des personnes interrogées en 2003 à 20 % aujourd’hui

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