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LA JOURNALISTE-ANIMATRICE GAMBIENNE – Evadée de «l’enfer», Fatou Camara se refugie au Sénégal

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fatou showLa journaliste, animatrice de l’émission «Fatu Show», est au Sénégal. Détenue un mois durant dans les locaux de la police secrète gambienne (Nia), puis libérée sous caution le 10 octobre dernier, elle a réussi à fuir en catimini son «enfer» gambien pour se retrouver au Sénégal.

L’affaire fait grand bruit à Banjul. Fatou Camara, la journaliste gambienne détenue un mois durant dans les locaux de la Nia (la police secrète gambienne) a réussi à quitter en catimini la Gambie. «Elle est actuellement au Sénégal et pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons vous indiquer l’endroit où elle se trouve», avise un proche de la dame au bout du fil. Une sortie du territoire gambien pour la journaliste, animatrice du Talk show de la Télé gambienne, qui sonne comme une volonté de fuir les sautes d’humeur d’un pouvoir prêt à tout pour l’enfoncer dans des affaires scabreuses, après lui avoir interdit toute sortie du territoire gambien, soupçonnée qu’elle était de travailler pour la Télé Futurs Médias. L’on ne sait rien encore des artifices qu’elle a utilisés pour se retrouver en terre sénégalaise. Hier, elle a pris son téléphone avec un numéro d’un opérateur de téléphonie mobile sénégalais pour câbler L’Observateur. «J’ai réussi à sortir de la Gambie et c’est un grand soulagement que j’éprouve. Je rends grâce à Dieu de m’avoir sortie de cette situation. Je ne peux pas en dire plus, pour éviter des représailles», souffle-t-elle au bout du fil. Sa voix est trahie par un trémolo, même si elle tente de faire bonne figure au bout du fil. Aucune once d’angoisse de peur dans cette petite voix qui s’exprime. La journaliste-animatrice de l’émission «Fatu Show» devrait se présenter le 28 octobre prochain au tribunal. Elle n’y sera pas. Cette femme, libre de ses choix de vie, aurait été accusée de travailler pour la Tfm alors qu’elle n’a pas eu l’autorisation des autorités gambiennes, d’après son beau-frère, Banka Manneh, qui vit aux Etats-Unis.

Outre l’accusation de travailler pour la Télé Futurs médias, le pouvoir gambien l’aurait soupçonnée aussi de donner des informations à un bloggeur gambien installé aux Etats-Unis, qui ne cesse d’attaquer le régime de Yahya Jammeh. Ce qui met dans tous ses états ce proche de Fatou Camara : «Comment peut-on l’accuser de donner des informations à ce bloggeur, alors qu’il s’en prend souvent très vertement à Fatou Camara, qu’il n’épargne dans aucun de ses écrits», regrettait ce proche de la journaliste-animatrice. Aujourd’hui, l’animatrice de «Fatu Show», condamnée sans être jugée, a fui les coups de boutoir d’un régime gambien très prompt à casser du journaliste. L’on se rappelle encore l’assassinat du journaliste Deyda Aïdara, tué de sang froid à la sortie de son domicile.

Fatou Camara, qui a eu la chance de quitter la Gambie, n’est pas encore tout à fait à l’abri. D’où le secret et toute la discrétion qui entourent son séjour au Sénégal.

Peu avant son arrestation, la journaliste avait accueilli L’Obs dans un coin sélect de la Gambie. Elle était loin d’imaginer que le régime de Yahya Jammeh allait s’en prendre à elle si violemment. Cette femme de 36 ans, fée pour la télé, a endossé dans le passé les habits de «spin doctor», en s’occupant de la direction de communication du Président Yahya Jammeh. A deux reprises, elle a été remerciée au bout de quatre mois. Elle n’en avait gardé pourtant aucune rancune. «Cela a été une expérience enrichissante pour moi de servir le Président Yahya Jammeh. Cela m’a permis de voyager dans beaucoup de pays, de rencontrer beaucoup de chefs d’Etat africains, narrait-elle. J’ai beaucoup appris aux côtés des collaborateurs du Président.» Une collaboration toute mielleuse à l’époque, qui a viré aujourd’hui au goût amer du fuel. Dans un coin de sa tête, Fatou Camara n’oubliera pas ce 15 septembre de triste mémoire où le pouvoir de Jammeh a choisi de la jeter dans un trou. Aujourd’hui, elle reprend des forces dans sa deuxième patrie, le Sénégal, au grand dam des autorités gambiennes.

 

GFM

 

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