Accord de pêche RIM-UE: Des partenaires présentés comme

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peche_bateau_123Les désaccords sur les interprétations du protocole de pêche Mauritanie-Union Européenne (RIM-UE) signé en juillet 2012 ont tout récemment failli amener les deux parties à la rupture faisant également présenter nos partenaires…

..Européens en véritables escrocs par des medias mauritaniens.
Alors que le protocole venait à échéance et que des dizaines de bateaux européens ont commencé à pêcher dans les eaux mauritaniennes au lendemain de sa signature le 31 juillet 2012, des négociateurs européens venus à Nouakchott fin juillet 2014 ont -selon des medias- tentés de faire accepter l’idée que le protocole n’est devenu effectif qu’à sa ratification par le parlement européen le 15 décembre 2012, tout en proposant une compensation financière de 3 millions d’euros pour les 5 mois au cours desquels (entre juillet et décembre 2012) les bateaux européens pêchaient en Mauritanie.

Le retard mis dans la ratification du protocole ainsi que dans le paiement des redevances procéderaient , selon ces sources, d’une manœuvre ou d’un chantage, visant à “faire pression sur la Mauritanie” en vue de l’amener à réviser un protocole qui prive les Européens de l’accès aux céphalopodes et leur assigne de nouvelles contraintes.
Tout au long des négociations qui se sont déroulées les derniers jours de juillet 2014 les Européens ont tentés d’intimider la partie mauritanienne avec la menace de la rupture du protocole, le recours à un arbitrage international ou de se faire rembourser leur manque à gagner sur les avoirs mauritaniens.
Des négociateurs européens apparemment adeptes de l’opacité ont même demandé à ce que la presse soit expulsée de la salle où se tenaient les négociations.
Les mauritaniens ne demandaient semble-t-il (car on ne sait jamais!) que la prise en compte du protocole à partir de sa signature en juillet 2012 et une l’indemnisation équitable pour les 5 mois ayant précédé sa ratification par l’UE.
Finalement nos Européens après une nième manœuvre autour des quotas pêchés par rapport aux quotas prévus, se sont résolus à payer 12 millions d’euros, pour les 5 mois séparant la signature et la ratification.
Un consensus s’est également dégagé sur «une durée continue de 24 mois correspondant aux deux interprétations» de l’entrée en vigueur de ce protocole de 113 millions d’euros, qui restera donc valable, jusqu’en décembre 2014.
A cette date, il sera question de le renouveler avec ces partenaires décidément très difficiles. On comprend maintenant, pourquoi les Autorités ont ouvert le secteur aux Chinois.
IOMS

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