A qui profite l’occupation de notre ambassade à Paris ?

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fffffffffffLe mercredi 04 Septembre 2013 l’ambassade de Mauritanie à Paris a été attaquée, puis occupée, par des manifestants visiblement déterminés à déplacer le combat politique préélectoral sur le seul terrain étranger dont l’opinion, manipulée et mal informée, est encore susceptible de croire à la panoplie de slogans à connotation raciale qui commencent à montrer leurs limites de mobilisation à l’intérieur du pays.

Au même moment, et comme par hasard, des émeutes éclatent à Kaèdi sous le prétexte de réclamer la libération des auteurs de violences et de pillages qui avaient failli mettre la capitale du Gorgol à feu et à sang il y’a un peu plus de deux mois.

Le dénominateur commun à ces deux faits, que rien ne semble à priori lier, reste la présence de TPMN (Touche Pas à Ma Nationalité) comme instigateur et bailleur de fonds présumé et celle de l’UFP comme agitateur et cadre politique de couverture pour donner à la stratégie de violence adoptée par ces groupuscules un caractère pacifique qui, de toute façon ne trompe plus personne.

Il semble par ailleurs qu’une large action de sape concertée et qui vise, entre autres objectifs inavouables, à réhabiliter les réseaux de trafic des passeports mis à nu par la méthodologie de l’enrôlement biométrique, est mise en œuvre par des groupuscules basés en Europe, aidés en cela par une diaspora dont la majorité n’a pu renouveler ce document faute de traçabilité de son appartenance à la Mauritanie.

Certaines informations rapportent également que l’antenne Parisienne de la CENI, dirigée par une ancienne ambassadrice du régime SIDIOCA qui a logiquement toutes les raisons d’exacerber le processus électoral en Mauritanie, y met de ses lourdeurs bureaucratiques pour inciter les candidats à l’inscription sur la liste électorale à réagir à ce qu’ils estiment être la volonté de l’ambassade de les exclure.

Cependant et au-delà des contingences politiques et d’intérêts des uns et des autres, le choix de notre ambassade à Paris par les réfractaires à l’ordre biométrique ne saurait être le fruit du hasard.

Il y’a d’abord la visite du rapporteur spécial des Nations Unies sur la discrimination raciale présent en Mauritanie que l’on tente d’induire en erreur sur la réalité ethnique du pays dont on veut accréditer le caractère d’apartheid brandi par ces organisation irrédentistes.

Puis il y’a l’aspect symbolique du choix de l’ambassade de paris qui consiste en une façon de prendre à témoin de leurs revendications, la France. La France qui, précisons-le, reste de loin le meilleur partenaire multisectoriel de la Mauritanie et l’un des garants du respect de la justice et des valeurs universelles au niveau international.

Une caractéristique incompatible avec la volonté des manifestants de paris de situer la république Française du mauvais coté dans un combat perdu d’avance et, bien entendu, livré au nom d’une cause injuste : celle d’inonder l’Europe d’immigrés clandestins prêts à donner le fruit de leur première année de travail au noir contre un faux passeport que des filières installées à paris depuis des décennies proposent avec la complicité de certaines autorités sécuritaires du pays

Il y’a aussi et surtout la présence de son excellence l’ambassadeur Mohamed Mahmoud Ould Brahim Khlil qui, aux yeux de l’UFP, de TPMN, des résidus du régime SIDIOCA, des Islamistes, des faussaires et des terroristes en puissances, incarne le changement et la volonté politique du président Mohamed Ould Abdel Aziz de tourner la page du règne de la pègre en Mauritanie.

Ould Brahim Khlil est, en effet et à juste titre, considéré comme la vitrine démocratique du régime qu’il représente. Une vitrine que l’on s’emploie à briser dans le style des pillages de Kaèdi puisqu’on sait quelque part que le meilleur moyen d’affaiblir le président Aziz et de ramener la Mauritanie dans le giron des cartels transfrontaliers, c’est de les priver de la vigilance, de la loyauté, du patriotisme, de l’honnêteté et de la clairvoyance de l’ambassadeur Ould Brahim Khlil.

Mais casser une ambassade, occuper des bâtiments publics, inonder la toile d’épigrammes et d’articles dignes des manipulateurs rompus aux techniques de la persuasion coercitive et passés maitres dans l’art du lavage du cerveau et du conditionnement Pavlovien des réflexes, ne donnent cependant droit ni, à une nationalité, ni à un passeport et encore moins à la légitimité d’interférer par la violence dans les affaires d’un pays dont le seul tort est de consacrer, par des procédés infalsifiables, l’intégrité de son état civil.

M.S.Beheite

Mohamed Salek

 

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